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Le voyage en Espagne des anciens

Mais comme tout voyage commençons par le début.
Départ le 5 octobre à 17 H 40, face à la gare de St Pierre en car « Royal Class », engin confortable s’il en est, deux étages, clim, télé, sièges inclinables pour la nuit, 66 places et nous n’étions que 27, voyez l’espace vital pour chacun.

Pour ceux qui n’ont pas voulu venir, quelle belle occasion manquée ! Pour ceux qui n’ont pas eu la possibilité de venir, nous le regrettons avec ex.
Au départ les chauffeurs nous souhaitent la bienvenue, et nous donnent l’itinéraire qui nous mettra demain matin vers 8 H à notre Hôtel Rosamar à Lloret de Mar (prononcez loret de mar) c’est du Catalan
Notre sympathique chauffeur nous signala un arrêt de 20 H à 21 H pour nous restaurer à Orléans, ce qui nous comble d’aise.

Un film à la télé comme dessert, un superbe somme, et un réveil matinal dans les Pyrénées, et la Méditerranée au petit déjeuner…. le rêve !
Au départ nous eumes l’impression qu’à St Pierre, il n’y avait que des rues trop étroites, et des ronds-points trop petits, les ponts et câbles électriques trop bas, ceci dû sans doute aux dimensions impressionnantes de notre véhicule.
Arrivée comme prévue à 20 H à Orléans, où se trouvait déjà sur le parking un car à peu près identique au notre, et de la même Société Belge, les chauffeurs bavardèrent un peu, ce car allait en Espagne au même endroit que nous mais sans passagers, il allait en rechercher.
Nous ignorions à ce moment qu’il représentait pour nous, quelques heures plus tard, le « Carpathia » ce navire arrivé le premier sur les lieux du naufrage du « Titanic ».
A 21 heures nous reprenons l’autoroute, bien décidés à appliquer le programme cité plus allions transformer les fauteuils en couchettes !

Une aire de stationnement, une voix dans le haut-parleur « excusez-nous, arrêt, petit incident technique ». Tous le monde descend, voulant savoir de quoi il en retournait, en fait une rupture de durite, fuite de liquide de refroidissement, donc surchauffe du moteur = arrêt obligé. Chacun sachant ce qu’est une durite, la nôtre mesurait 20 cm de long, mais sans ce petit tuyau en rechange, nous étions irrémédiablement en panne jusqu’au lendemain.
En admirant ce tableau de bord, presque digne d’un Airbus 380, des lumières multicolores qui clignotent partout, difficile d’admettre qu’un bout de caoutchouc de quelques centimètres puisse paralyser ce mastodonte, serions nous là jusqu’à demain ?

C’est sans compter sur la présence d’esprit de nos deux Chauffeurs, qui profitant de cette, au merveille moderne qu’est le téléphone portable avaient déjà lancé sur les ondes, un appel de détresse à destination de notre « Carpathia » (voir plus haut) qui se trouvait à 50 KM sur notre avant. Solidarité aidant, il faisait demi-tour, et venait à notre secours, il suffisait d’attendre, sortir d’une autoroute, et reprendre en sens inverse, pour re-rentrer dans notre sens, peut prendre du temps et des kilomètres.
Alors attendons, c’est à ce moment que retentit dans la nuit des cris affreux à vous glacer le sang. Certains pensèrent à la bête du Gévaudan, nous étions peut-être dans la région, notre Président DELCOURT sans le moindre signe de terreur envoya un volontaire identifier, avec toutes les précautions d’usage l’origine de ces cris, il s’agissait d’un chargement de porcs dans un des nombreux camions qui nous entouraient, et dont les chauffeurs dormaient, chacun fût rassuré, sauf les porcs qui continuèrent leur chahut.
Vers minuit notre « Carpathia » arriva et embarqua tout le monde et les bagages, et en route pour l’Espagne.
C’est ici que j’arrêterais ma comparaison quelque peu d’un goût douteux avec le drame du 15 Avril 1912.
Nous étions d’ailleurs entre Clermont-Ferrand et Montluçon, parages réputés surs, puisque aucun naufrage de bateaux n’y est signalé depuis des siècles!!!
Notre « superbe » dodo le fût un peu moins que prévu, mais notre petit déjeuner au bord de la Méditerranée à 8 H à destination, fit mentir ceux qui prétendent que le temps perdu ne se rattrape jamais.
Nous étions à l’heur, et même à l’heure d’été, donc temps splendide, Hôtel réellement à 200 m de la mer, et mer réellement bleue, comme sur les prospectus, sans oublier les baigneurs, Hôtel avec piscines, et installations balnéo-sportives dirons nous. Buffet repas avec vin à volonté, ce qui ne nous empêcha pas de faire honneur à la sangria au bar de l’hôtel midi et soir, avec modération.

Certaines allèrent visiter Barcelone, aussi l’Abbaye de Montserrat qui est une véritable merveille à voir, pour ceux qui restèrent sur place la Ville de LIortet de Mar offre de nombreuses et intéressantes possibilités, le Château de Sant Joan sur la colline, le front de mer, la ville et ses magasins, les souvenirs (n’oubliez pas de marchander) !
N’oublions pas le voyage d’une demi-heure en bateau jusqu’à Tossa de Mar, beau et typique village, avec belle plage niché au milieu des rochers, et surplombé d’un vieux Château fortifié.
A LIoret sur le front de mer, ce bar aux bois précieux représentant l’Orient-Express, et ses cuivres rutilants où il fait bon prendre une bière, face à la grande bleue.
Une soirée flamenco, notre retour le 14, tout normal, avec notre car-secours !
Arrivée à St-Pierre à 8 H 45, seule anecdote, à signaler, obligation de remettre laine et pulls que nous avions emportés pour rien.
Classons ce beau voyage dans notre rangement à souvenirs, vive l’Union de Anciens, et à la prochaine occasion.

Adolphe LAMOT

L’Union des Anciens de St Pierre a organisé cette année du 5 au 14 Octobre un séjour en Espagne sur la COSTA BRAVA, 8 jours sur place, Hôtel 4 étoiles, avec quelques excursions.

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