Avec l’introduction du cadencement, plusieurs gares ont beaucoup perdu au change. Pour Saint-Pierre du Vauvray, c’est la
disparition complète des dessertes de Vernon, Mantes et Paris.
C’est aussi la
disparition quasi totale de la desserte de Rouen, car s’il reste bien 1 départ le matin et un retour de Rouen, les horaires sont totalement inadaptés pour une utilisation professionnelle : le départ du matin est à 7:01 - ce qui ne laisse pas de marge pour les mères de familles pour déposer leurs enfants à la garderie, qui ouvre, elle, à 7:00, avant de prendre le train.
Le train de retour part de Rouen à 17:16 - ce qui ne laisse pas de marge pour attraper ce train après le travail.
Avec les nouveaux horaires, c’est travailler moins pour prendre le train…
Les solutions sont :
- le rabattement vers la gare de Val-de-Reuil (il n’y a plus de ligne pour Paris, c’est donc indispensable…) ;
- prolonger la ligne Val-de-Reuil Rouen jusqu’à Saint-Pierre pour les horaires 8:04 vers Rouen et 18:21 dans l’autre sens. Car garder des arrêts à des heures où les usagers ne les empruntent pas, cela revient à vouloir compter les usagers… en leur interdisant l’accès !
Enfin de bonnes nouvelles ! Apparemment, une solution serait possible pour l’un et l’autre de ces points : alors que la région, grâce à l’action d’Alain Le Vern et de M. Jamet, donnerait son accord pour un desserte par bus Saint-Pierre - Val-de-Reuil, M. Pepy, président de la SNCF, va faire étudier la possibilité d’étendre le terminus de Val-de-Reuil jusqu’à Saint-Pierre du Vauvray.
Nous espérons que cette volonté dépassera la simple lettre d’intention pour se transformer en véritable action. Nous l’espérons pour tous ces pères et mères de famille qui prennent le train pour aller travailler, jeunes étudiants, ou simplement usagers ayant besoin de gagner la ville, et qui sont pour l’instant désappointés….
Tout de suite, passons au débat organisé avec M. Pepy, M. Jamet, les élus locaux et les acteurs économiques…
- Avec la suppression programmée des arrêts dans plusieurs gare de l’Eure, quelles solutions ont été trouvées pour les usagers abandonnés ? Les horaires ne correspondant pas aux besoins de la population, comptez-vous déplacer ces horaires ou éviter ces suppressions ? Les principaux problèmes concernent les gares de Vernon, Saint-Pierre du Vauvray et Pont-de-l’Arche.
(Voici les nouveaux horaires (presque) définitifs : Le Havre-Rouen-Paris / Dieppe-Rouen-Paris et Rouen-Val de Reuil-Vernon-Paris.)
Concernant la politique des priorités entre les trains, la politique est claire, selon M. Pepy : le train à l’heure à priorité sur tous les trains en retard, qu’il soit fret ou voyageurs (cela en fait sourire certains).
La politique retenue en terme d’horaires est le cadencement. C’est la bonne décision, insiste M. Pepy, tout en rappelant que ce cadencement a fait l’objet de débats entre les élus, et que ce sont ces élus qui décident, la SNCF se bornant à en mener l’étude et à mettre en service ces décisions.
Le cadencement c’est 15% de trains en plus, et 15% de trains en plus, c’est bon pour le service public. Et cela demande de sacrifier un certains nombre d’arrêts en gare. Le président de la SNCF nous rappelle que la ligne Paris-Rouen-Le Havre est saturée aux heures utiles. Et lorsque les lignes sont saturées, les corails ne peuvent s’arrêter partout. On sacrifie donc des arrêts, et ce sont les inter-cités et TER qui prennent alors le relais.
Mais le 15 décembre, prévient-il, on fera comme cela est prévu !
Guillaume Pepy prévient tout de même qu’avec un tel niveau d’investissement, il y aura forcément des loupés. Des difficultés de mise en service… Cela du fait de l’adaptation des personnels aux nouveaux horaires, nouveaux matériels, …
Il faudra peut-être plusieurs mois pour pouvoir atteindre le niveau de service que l’on avait précédemment.
- Avec la montée en charge de Port 2000, quelle est la priorité établie entre fret et voyageurs ? Avec un trafic qui pourrait dépasser les 6 millions de boites dans les années à venir (contre un peu plus de 2 millions aujourd’hui), et devant une situation de saturation du trafic ferroviaire, comme du trafic auto-routier, existe-t-il des solutions pour acheminer ce fret sans nuire au trafic des voyageurs ?

Monsieur Pepy nous a exposé la situation des ports du nord, Anvers, Rotterdam, où les capacités d’accueil et la logistique a été prévues avant même de commencer des gros travaux. Cela a engendré pour ces pays une dynamique qui a permis d’en faire les 1ers ports européens.
En France, on n’a pas cette dynamique. Les infrastructures de fret n’ont pas été prévues, et manquent aujourd’hui.
Le 15 décembre, on fera comme cela est prévu !
Pour M. Pepy,
il faut dire à l’opinion, et cela nécessite pour lui un vrai courage politique, que les voyageurs doivent aujourd’hui céder la place au fret.
- Concernant le projet de ligne Evreux-Louviers-Rouen : Ce projet sera-t-il concrétisé ? Si oui, quel itinéraire empruntera cette ligne ?. M. Auzou (onseiller général et régional Louviers sud), explique les nuisances qui affecteront les habitants de la Vallée de l’Iton. M. Auzou propose un itinéraire qui ferait passer la ligne Evreux-Rouen par Serquigny. (Pour les habitants du bassin Louviers-Val-de-Reuil, qui représentent 40% du potentiel de passagers, il s’agit de 1/2 heure de trajet supplémentaire minimum - la correspondance se faisant alors à Oissel -, sans parler des correspondances pour Louviers).

Pour M. Pepy, ce n’est encore qu’un dossier. L’échéance pour faire aboutir un tel dossier serait de 10 à 15 ans.
Mais là encore, l’investissement pour le financer ne peut venir que de l’argent public.
La SNCF réalise l’étude, mais c’est l’argent public qui finance. M. Pepy nous rappelle une fois encore que ce sont les élus qui décident (et re-sourires de certains).
Si toutefois ce projet était commencé, alors les intérêts des particuliers s’effacent devant l’intérêt général. Mais les habitants qui subiraient une perte seraient bien sûr indemnisés.
- Y aura-t-il une liaison TGV en Normandie ?
Une ligne TGV coûte 20 millions d’€ le kilomètre. Il est financé certes en partie par les voyageurs, mais surtout par les contribuables.
M. Pepy interroge l’assemblée sur le fait que cela est une priorité pour l’argent public ?
Enfin, il rappelle qu’il est possible de faire rouler un TGV sur des voies classiques (à la vitesse des trains classiques cependant, pour un coût beaucoup plus important), avec des correspondances avec les TER (car les TGV n’ont pas vocation à s’arrêter partout).
- Les entreprises sont intéressées aux enjeux sur la fréquence et la qualité du service, notamment en ce qui concerne les liaisons entre la Normandie et l’Île-de-France. Qu’est-il prévu de faire pour désengorger le trafic, notamment aux abords de l’Île-de-France ?
Les difficultés dans les liaisons entre Île-de-france et Normandie
sont essentiellement dûes à la congestion des lignes en Île-de-france, et notamment le RER. Ce qui permettra de décongestionner ce traffic est le projet Eole Ouest qui fera déboucher le RER à l’ouest et permettrait de desservir le Mantois (Mantes-La-Jolie).
cliquez ici pour en savoir plus sur le projet Eole [...]
Goût amer.
Les solutions évoquées dans l’article, sous réserve à ce que les décideurs tiennent leurs engagements, sont appréciables à défaut d’être suffisantes et satisfaisantes en cette période de casse du service public au profit de logique économique dictée par le profit et générée par le cadencement de la ligne le Havre - Rouen - Paris. Aussi les alternatives suggérées peuvent s’apparenter à une victoire à La Pyrrhus au regard des rapports de force en lice: d’une part goliath, représenté par la SNCF et le Conseil Régional de Haute Normandie et d’
Goût amer ( suite et fin)
…d’autre part David campé par toutes les personnes ayant un intérêt à agir à la survie de la gare de saint Pierre du Vauvray. A cet égard je tiens à exprimer mes félicitations à l’équipe municipale de Saint Pierre du Vauvray qui, en dépit du rapport de force au demeurant déséquilibré n’a pas hésité à défendre l’intérêt général de la Commune.
Il serait souhaitable que la Région recouvre ses prérogatives de service public en proposant une alternative plus viable comme celle qui consisterait à desservir, par les rames « bombardier », les petites gares touchées par le cadencement en les projetant vers la gare de Vernon, par exemple, où une correspondance à destination de Paris serait possible.
L’approche des élections régionales et les traditionnelles professions de foi, nous en diront peut être davantage quant à la position en matière de transport propre que souhaite adopter la Région Haute Normandie à moyen terme. Wait and see.
Si vous voulez écrire aux responsables de la SNCF (trouvées sur train train quotidiens) :
jacques.frossard@sncf.fr Directeur délégué infrastructure
stephane.cargnuletti@sncf.fr Directeur de cabinet
gilles.glimois@sncf.fr Direction Lignes normandes Directeur
bernard.caillat@sncf.fr Directeur délégué TER Haute-Normandie
denisgrinie@sncf.fr Directeur gestion et finances
eric.leclerc@sncf.fr Agence communication Responsable
bruno.mercader@sncf.fr Directeur délégué TER Basse-Normandie
claude.maquin@sncf.fr Directeur Pôle Matériel et Traction
gilles.quesnel@sncf.fr Directeur des ressources humaines
didier.simon@sncf.fr Responsable régional frêt
bonjour je sui mr gaujard marc j’ai un projet avec la securité interieur des train sur les lignes en france j’ai ecris au président de la republique pour mon projet emploi entreprise je voudari envisager un contrat securité voyage avec le directeur general de la sncf j’ai aussi demander une invitation ala television pour presenter mon projet avec le président de la republique le ministre du travail et de l’emploi le colonel des pompiers de nevers (embauche un pompier) et le ministre des finances pour demander de debloquer des fonds pour mon entreprise banque veuillez me contacter a ce numero ou mecrire amr gaujard martc 7 route national a