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La date fatidique du 14 décembre se rapproche et toujours aucun acte en vue…
Le monde actuel cherche d’urgence les solutions aux enjeux environnementaux, économiques et sociaux. Et on laisse disparaître des dessertes ferroviaires voyageurs ? Parce qu’on les met en concurrence avec le fret ?
C’est la crise ! Le chômage repart à la hausse. Les solutions prises par le gouvernement obligent à davantage de mobilité.
Et en même temps on supprime les transports en commun, et donc toute possibilité de déplacement. C’est l’accès à l’emploi que l’on interdit ainsi aux populations les plus défavorisées.
A la crise sociale s’ajoute la crise géographique : en isolant les populations rurales dans leur territoire, on instaure la ségrégation territoriale.
En Haute-Normandie, la répartition des services n’est pas homogène. Le foncier en ville est hors de prix, les crédits sont inaccessibles, et les jeunes couples, comme les anciens, s’exilent donc vers la campagne.
Mais quelles offres médicales dans les zones rurales ? Quelles offres scolaires supérieures ? Quelles offres culturelles ? N’est-on pas en train de couper le lien social au niveau des régions ? Le lien social et l’identité culturelle d’une région se tissent grâce à la mobilité et les rencontres…
On assure que le service public existe encore, mais d’accroc en coupe franche, on s’interdit de profiter du dynamisme des populations rurales. On croit pouvoir protéger les centres urbains en coupant petit à petit les accès aux ruraux. Les services pris ici profiteraient là.
Dans la peau de chagrin que représente le Service Public, est-ce qu’on ne fait pas que réaffecter momentanément leurs ressources aux profit des urbains ?
N’est-ce pas plutôt l’arbre qui cache la forêt ? Ces 2 arrêts de 3 min dans de toutes petites villes qui bloquaient le trafic dans son ensemble ( !)… on les a coupés ! Et maintenant, une fois ces 6 minutes récupérées, où trouvera-t-on les autres sillons nécessaires pour l’acheminement du fret ?
Tout l’investissement qui devrait être fait collectivement se retrouve reporté vers les efforts financiers individuels. Et donc des coûts globaux beaucoup plus importants, pas de synergie, pas de dynamisme ! Globalement, cela représente une augmentation des coûts économiques, écologiques et sociaux, mais paradoxalement, cette augmentation traîne aussi un appauvrissement de larges parties du territoire (et un étrange pari sur l’avenir avec moins d’accès à la formation, à l’emploi, à la culture et au commerce).
Notre région a du retard. Peut-on encore faire quelque chose ?
La réponse est sans équivoque oui et encore oui , mais pour cela il faut sortir de la rentabilité immédiate des investissements. Il faut :
L’Etat va porter les investissements consacrés à la modernisation du réseau ferré national à 13 milliards d’euros à l’horizon 2015 - engagement qui figurera dans le contrat de performance que doivent signer Réseau ferré de France et les pouvoirs. Il serait temps de mettre en acte ce qui était déjà évoqué au Sénat en 1998 !
Il faut signer un contrat « gagnant-gagnant » entre la SNCF, la région, et les usagers.
La SNCF ne peut sacrifier ses usagers au nom d’une rentabilité financière à court terme, basée sur la concurrence entre le fret et le transport voyageur, et le transfert de l’endettement vers les individus. Un contrat « gagnant-gagnant » entre la SNCF et les usagés résiderait dans une synergie entre les deux missions de la SNCF, entreprise et service public de transport.
Il faut se donner enfin les moyens d’un développement soutenable du territoire, ainsi que d’un renforcement du lien et de l’égalité entre les habitants, garants d’une plus-value à long terme pour l’ensemble de l’économie française. Cette vision positive de développement oblige à des engagements fermes pour le 14 décembre :
Et vous, vous pensez qu’on peut le faire ? Ou qu’on doit laisser faire ?
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la SNCF a des idées d’avance, mais des trains en retard :\
Si on veut pouvoir bouger dans notre région, on a besoin du train.
Le train a lui besoin de traverser la région.