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Je t’ai connue, Martine, en tant qu’ATSEM dans ma classe en 1993. Tu accueillais chaleureusement tous les enfants, sachant réconforter les plus tristes et leur redonner le sourire. Foisonnant d’idées créatrives, tu participais, habile et consciencieuse, aux différents ateliers .Tu t’investissais pleinement dans la préparation des fêtes costumées, taillant et cousant sans relâche .Appréciée de tous, tu aimais le travail bien fait, le rire et les plaisanteries.
Tu m’avais raconté ton engagement enthousiaste au comité des fêtes (entre 1976 et 1983 ?) dirigeant habilement les majorettes (les Starlettes de St- Pierre), ta participation à la création de scénettes pour les fêtes enfantines et même la mise en place d’une crèche vivante dans l’église du village à Noël en 1983.
Je me souviens de notre amitié, de nos sorties peinture en plein air, de nos fous rires et de nos confidences. Face à l’adversité et à cette horrible maladie qui t’a tant fait souffrir, tu as su, jusqu’à la fin, plaisanter, écouter les autres et lutter pour toi-même. J’ai admiré ton courage et ta rage de vivre. J’ai aimé ton espièglerie et ta générosité illimitée. Et quant aujourd’hui, je me rends à la bibliothèque, je lève toujours les yeux vers les fenêtres de ton appartement pour tenter de t’apercevoir, mais tu n’es pas là. Non, tu n’es plus là….
Clotilde Béquet
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